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L'action du gouvernement chinois peut-elle justifier la fuite des habitants de Hong-Kong ?







Le 1er juillet 1997, le Royaume-Uni rétrocède Hong Kong à la Chine après 56 ans de présence sur le territoire. Cet accord prévoit que Hong Kong reste indépendant pour les 50 années suivant la rétrocession, avec un haut degré d’autonomie. Seules la politique étrangère et celle de la défense sont maintenues par la Chine. On entre alors dans le principe “Un pays, deux systèmes". Mais les récentes manifestations nous rappellent que ce principe tend à ne pas être respecté par la Chine, qui cherche par des moyens politiques à établir son pouvoir sur l’archipel.



En 2019, les résidents de Hong Kong manifestent contre un projet de loi autorisant des extraditions vers la Chine continentale. Cette manifestation est de grande ampleur avec plus de 2 millions d’impliqués sur 7 millions d’habitants. Le gouvernement cède et retire la loi. Les tensions montent en fin d’année, avec des violences quasi-quotidiennes entre manifestants et forces de l’ordre.



Le début de la pandémie de covid19 calme les choses, mais les hostilités reprennent très vite. Le 22 mai 2020, des mouvements de contestation refont surface. Ils font suite au projet de la Chine d’imposer ses lois relatives à la sécurité sur le territoire hongkongais, facilitant ainsi la reprise du territoire par la Chine continentale. Mais cet acte viol les conditions de rétrocession du territoire. Ainsi, en juillet 2020, le Royaume-Uni promet d’étendre la nationalité britannique aux hongkongais suite à la potentielle mise en place de la loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine. Le Royaume-Uni tient sa promesse et met en place en début 2021 des visas à long terme pour les résidents de Hong Kong détenteurs du « British National Overseas » (passeport britannique d’outre-mer), leur permettant de vivre et de travailler sur le territoire britannique pour une durée de 5 ans. Au terme de cette durée, ils pourront acquérir la nationalité britannique s’ils le désirent. Ces visas pourraient attirer plus de 300 000 hongkongais et rapporter 2,9 milliards de livres sterling à l'économie britannique dans les cinq années suivantes.



A ce jour, ce n’est pas moins de 88 000 hongkongais qui se sont portés candidats à ce programme.



Par Antoine DE PAEPE

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